Le témoignage de Martine Moïse au procès de l'assassinat de Jovenel Moïse et ses révélations choquantes
- Radio Tele Ole Haiti
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L’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse en juillet 2021 a bouleversé la scène politique et sociale d’Haïti. Plus d’un an après ce drame, le procès qui se tient à Miami attire une attention internationale, notamment grâce au témoignage poignant de Martine Moïse, l’épouse du défunt président.

Son récit apporte des détails cruciaux sur les circonstances de l’attaque et confirme des éléments clés de l’enquête. Ce témoignage éclaire d’un jour nouveau les événements tragiques qui ont coûté la vie à Jovenel Moïse.
Le contexte du procès et l’importance du témoignage de Martine Moïse
Le procès se déroule devant un tribunal fédéral à Miami, où quatre hommes originaires du sud de la Floride sont jugés pour leur rôle présumé dans l’assassinat. Ces accusés sont soupçonnés d’avoir recruté une équipe de tueurs colombiens pour mener l’attaque contre la résidence privée du couple présidentiel. Martine Moïse, qui a survécu à l’attaque, est venue témoigner pour décrire ce qu’elle a vécu et identifier les assaillants.
Son témoignage est capital car il confirme la présence d’hommes parlant espagnol lors de l’attaque, ce qui corrobore la thèse d’une équipe étrangère impliquée. Elle a également donné des détails précis sur les surnoms des tireurs, notamment « Pipe » et « Jefe », ce qui permet aux procureurs de relier ces noms à des suspects connus.
Les détails du témoignage : une attaque brutale et ciblée
Martine Moïse a raconté que les assaillants ont d’abord blessé son mari avant de le tuer, puis l’ont elle-même blessée. Elle a décrit comment les tireurs fouillaient la chambre du couple à la recherche d’un document mystérieux, ce qui suggère que l’attaque avait un objectif précis au-delà du simple assassinat.
Elle a expliqué qu’elle n’avait jamais entendu parler des assaillants avant ce jour, ce qui souligne la nature secrète et planifiée de l’opération. Son récit a été transmis par un interprète créole devant les jurés, ce qui a permis de préserver la clarté et la précision de ses propos.
L’identification des tireurs et les liens avec la Colombie
Un élément clé du procès est l’identification du tireur surnommé « Pipe » comme étant Victor Albeiro Pineda Cardona, un ancien soldat des forces spéciales colombiennes. Selon les procureurs, il faisait partie de l’équipe de tueurs recrutée par les quatre hommes de Floride jugés actuellement.
Cette connexion avec la Colombie renforce la thèse d’une opération internationale bien organisée. Les procureurs affirment que Pineda s’est rendu à la résidence de Moïse pour exécuter la mission, ce qui correspond aux témoignages et aux preuves recueillies.
Les implications politiques et judiciaires du procès
Ce procès ne se limite pas à une affaire criminelle. Il a des répercussions profondes sur la stabilité politique d’Haïti et sur la lutte contre l’impunité dans le pays. Le témoignage de Martine Moïse apporte un éclairage direct sur les événements, ce qui pourrait influencer la perception publique et la justice.

La présence d’accusés liés à la Floride et à la Colombie montre la complexité des réseaux impliqués et la nécessité d’une coopération internationale pour faire la lumière sur cette affaire. Ce procès est aussi un moment crucial pour rendre justice à la famille Moïse et au peuple haïtien.
Ce que révèle le témoignage sur la nature de l’attaque
Le fait que les assaillants parlaient espagnol et cherchaient un document particulier suggère que l’attaque était planifiée avec un objectif précis, peut-être lié à des informations sensibles détenues par le président Moïse. Cela va au-delà d’un simple assassinat politique et ouvre la porte à des hypothèses sur des enjeux plus larges.
Martine Moïse a également montré une grande force en témoignant publiquement, malgré le traumatisme subi. Son courage permet de mieux comprendre la violence de l’attaque et ses conséquences.
Lors du procès lié à l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, les procureurs fédéraux ont affirmé que le tireur surnommé « Pipe » était un ancien membre des forces spéciales colombiennes, Victor Albeiro Pineda Cardona. Selon l’accusation, il faisait partie d’un groupe de mercenaires colombiens recrutés par quatre hommes actuellement jugés dans le sud de la Floride.
Les procureurs soutiennent que Pineda Cardona et James Solages se sont rendus à la résidence du président dans la nuit du 7 juillet 2021 avec l’intention de l’assassiner. Les analyses balistiques indiquent que les balles retrouvées sur les victimes proviennent d’un fusil d’assaut AR-15 appartenant aux mercenaires.

Principal témoin du gouvernement, Martine Moïse a décrit en détail l’attaque survenue dans leur maison à Pétion-Ville. Elle a raconté avoir entendu des tirs pendant près de 45 minutes avant que des hommes armés ne fassent irruption dans la chambre et ouvrent le feu sur son mari.
Gravement blessée par balle, elle a survécu en faisant semblant d’être morte. Le président Moïse, touché à plusieurs reprises, est décédé sur place.
Quatre hommes sont actuellement jugés à Miami pour leur rôle présumé dans ce complot : Arcangel Pretel Ortiz, Antonio “Tony” Intriago, James Solages et Walter Veintemilla.
Les prochaines étapes du procès et ce qu’il faut surveiller
Le procès doit encore entendre plusieurs témoins et examiner des preuves matérielles. Le témoignage de Martine Moïse a posé une base solide pour la poursuite des investigations. Il faudra suivre de près les développements, notamment les preuves qui pourraient confirmer les liens entre les accusés et les commanditaires.
Ce procès pourrait aussi servir de précédent pour d’autres enquêtes sur des crimes politiques en Haïti et ailleurs. La justice américaine joue ici un rôle clé dans la recherche de vérité.
Conclusion
Le témoignage de Martine Moïse au procès de l’assassinat de son époux apporte des révélations importantes sur les circonstances de l’attaque. En confirmant la présence d’une équipe de tueurs colombiens et en identifiant certains assaillants, elle renforce la thèse d’une opération planifiée à l’international. Ce procès est un moment crucial pour la justice et la mémoire de Jovenel Moïse, mais aussi pour la stabilité politique d’Haïti.






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